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Une journée au Lollapalooza Paris : un festival venu d’ailleurs7 min de lecture

Le Lollapalooza est un festival de renom né aux États-Unis. Après avoir traversé l’Atlantique, le Lollapalooza s’est installé à Paris le temps d’un week-end, les 22 et 23 juillet ! Nous y étions, et voilà notre avis.

Le Lollapalooza : une histoire

Ce festival américain, né dans les années 1990, regroupe tous genres de musiques, d’artistes et d’associations. Après avoir sillonné le continent des années durant, le festival s’est établi à Chicago. De grands noms y ont tenu la tête d’affiche, issus d’horizons musicaux différents : Eminem, Imagine Dragons, Coldplay, Depeche Mode, etc. Pour 2017, le festival voit les choses en grand, et renoue avec une tradition qui se rapproche de ce dont elle avait l’habitude : le voyage. C’est donc dans le cadre de cette décision que de nombreuses étapes ont donc été annoncées. Ainsi, le Chili, l’Argentine, et l’Allemagne ont connu les joies du Lollapalooza, avant la destination de cette année, qu’était la France.

Lollapalooza Paris : une line-up impressionnante

Les organisateurs du Lollapalooza Paris n’ont pas fait les choses à moitié, et les artistes présents n’étaient pas des moindres : retour surprise d’Alt-J, The Weeknd, London Grammar, Glass Animals, les Red Hot Chili Peppers, Lana Del Rey, Don Broco, Charli XCX… Pour tous les goûts, donc, et de tous les genres. C’est donc avec une grande hâte que nous avons pris des billets. J’ai pour ma part assisté au deuxième jour du festival, le dimanche 23 juillet. La line-up n’en restait pas moins impressionnante pour cette journée seule. Je vais donc vous parler des artistes que j’ai vus !

Des concerts à tout va

Arrivé vers midi à l’hippodrome de Longchamp, où se tenait le festival, je remarque une organisation déjà bien huilée. L’organisation avait essuyé des critiques la veille qu’elle a, je pense, amélioré du mieux possible : les postes de sécurité sont nombreux, de même que les toilettes, les contrôles rigoureux, et surtout, les files d’attentes sont rapides : ça change de Rock en Seine, où on attendait pour chaque étape plus d’une vingtaine de minutes. Une fois mon compte cashless rechargé, une bière et un sandwich dans l’estomac, c’est parti pour une après-midi tout en musique. Direction la Main Stage 2 pour un début rock’n’roll avec Don Broco, que Jennifer avait vu l’an dernier.

Don Broco et Charli XCX pour débuter en force

Don Broco, c’était pour moi une découverte, et je peux dire que j’ai adoré ! Un rock britannique pur, comme on l’aime. Le groupe arrive face à une scène où les gens s’attroupent lentement, mais arrive à faire décoller l’ambiance. Les gens dansent, les morceaux s’enchaînent à un rythme de folie, les fans hurlent et répondent présent : un début sur les chapeaux de roues, pour un show d’une heure sous un soleil timide. De quoi oublier la météo peu clémente, et profiter à fond de ce dimanche. Le concert touche à sa fin, et l’ambiance est à son comble.

Résonnent alors quelques notes en provenance de la scène adjacente : Charli XCX entame son set, tandis que ses fans de la première heure l’attendent déjà de pied ferme au premier rang. Les gens se bousculent, mêlant curieux et incollables de la jeune chanteuse. Aux sonorités alliant pop, expérimentale et parfois même industrielle pour son single Vroom Vroom, qu’on l’apprécie ou pas, Charli XCX sait faire un show ! Les tubes s’enchaînent, la foule s’amuse, et je me prends au jeu : je ne suis pas particulièrement fan de ce qu’elle fait, mais I Love It et Break The Rules sont des titres que tout le monde connait. Hissés au rang d’incontournables de la pop de ces dernières années, ces titres permettent à la chanteuse d’enchaîner sur des morceaux issus de son dernier album, et de captiver les foules. Elle continue, tandis que l’ambiance ne redescend pas. Bientôt, le set touche à sa fin, et le Lollapalooza Paris nous réserve bien d’autres surprises.

Des genres variés

Néanmoins, le Lollapalooza n’est pas réservé qu’aux plus jeunes de la musique : tous se produisent et partagent leur musique. C’est ainsi que Seasick Steve arrive, armé de sa bonne humeur. Une longue barbe blanche, une bouteille de vin rouge à la main et des instruments rustiques, voilà qu’il n’en fallait pas plus pour instaurer une ambiance propice à ce qui s’avérait être une découverte pour moi. Ancré dans un courant blues, Seasick Steve nous vient d’un autre temps : celui où la musique était faite de manière acoustique, et ne s’embêtait que de très peu d’artifices. La foule rit, passe un bon moment, mais apprécie : les morceaux qu’il joue sont rythmés, universels et intemporels. Une heure de plaisir, avec une mention spéciale pour l’aparté romantique, quand il fait monter une fille du public pour lui jouer, plongé dans ses yeux, une chanson d’amour.

Viennent ensuite d’autres stars. Walk Off The Earth, Rival Sons et Editors prennent place sur la Main Stage 1, tour après tour, pour nous livrer des shows enflammés. Des pogos à tout va, des wall of death, de la danse et du gros son : voilà comment qualifier le spectacle qui nous a été livré trois heures durant. Nous n’en sortons pas indemnes, mais nous sommes heureux. Le Lollapalooza Paris promettait du show à n’en plus pouvoir, le contrat est pour l’instant rempli. Un peu engourdi, je vais chercher une autre bière, et me prépare au set suivant.

Liam Gallagher. Les t-shirts en vente le mentionnent. « Who the fuck is Liam Gallagher? » disent-ils. Et j’ai souvent entendu la question. Membre historique d’Oasis, c’est à la séparation du groupe que celui-ci a décidé de continuer sa carrière. Un show exceptionnel, pour lequel nombreux fans inconditionnels s’étaient donné rendez-vous. L’artiste met le feu, il chante, bouge, hurle, et donne au public ce qu’il lui réclame. Les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas : le public est extatique, de nouveaux pogos et danses en tous genres naissent dans la fosse, qui est liesse. Que demander de plus ? Voilà que nous sommes déjà à bout de forces qu’entament les musiciens les premières notes de Wonderwall. On ne s’y attendait pas, et la chanson n’a pas été jouée live depuis des années. L’ambiance se transforme radicalement, tandis que les couples s’enlacent, que les amis s’étreignent et que les gens chantent en chœur. Liam Gallagher finit son set encensé par les applaudissements, et laisse place à Pixies, de l’autre côté, qui s’en donnent également à cœur joie.

Un final exceptionnel

Cette journée, déjà chargée et au programme extrêmement bon, mène à un final encore plus incroyable. Ainsi, Lana Del Rey, dont le nouvel album Lust For Life vient de paraître, est annoncée pour 20h45. La foule se resserre, tandis que les curieux affluent de tous parts. Les concerts de Lana Del Rey promettent, et sa réputation n’est plus à faire. La chanteuse entame donc les premières notes de son set, et le public est en délire. Les morceaux issus de différents albums s’enchaînent, allant de ses premiers succès, tels que Video Games, Born To Die, Blue Jeans, aux plus récents, tels que White Mustang, Cherry, Love, en passant par Shades of Cool et Ultraviolence, la chanteuse a gâté son public. Concluant par Off To The Races, et en grande forme, Lana Del Rey assure sa position et laisse la place à un groupe mythique.

Arrivent enfin les mythiques Red Hot Chili Peppers. Devant plus de 50 000 personnes, ceux-ci auront joué une heure durant leurs plus grands titres, entraînant danses, chants et bonne humeur. Malgré la pluie, le groupe ne se sera pas laissé abattre, et le public non plus. Une clôture spectaculaire pour une line-up très qualitative, et deux jours de musique que nous avons hâte de revoir passer chez nous !

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