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Tokio Hotel : un renouveau confirmé avec l’album Dream Machine.5 min de lecture

3 ans après l’album Kings of Suburbia qui marquait déjà un tournant dans le style musical du groupe, les Tokio Hotel reviennent avec Dream Machine. Afin de fêter les 15 années de leur carrière, le groupe livre un album à la fois personnel et étonnant qui nous éloigne bien des années Schrei. Revue !

Tokio Hotel – Dream Machine

Date de parution :  03 mars 2017
Genre :   Electro – Pop
Label  Starwatch
Titres (Durée)   10 (40:46 min)

Note :

Un retour auto-produit

Depuis maintenant quelques années, ce sont des ondes renouveau qui entourent les quatre allemands de Tokio Hotel. Le rock aux guitares saturées de Schrei ou encore Zimmer 483 est bien loin derrière ! Désormais, c’est un mélange de pop/rock/électro qui rythme les deux derniers albums du groupe, Kings of Suburbia et Dream Machine, tous deux sortis respectivement en 2014 et 2017. Bien que le style ai changé, les fans sont toujours au rendez-vous ! Une certaine maturité et une envie de liberté se font ressentir dans ce nouvel opus assez surprenant, et signé pour la première fois en auto-production par les jumeaux Kaulitz.

Ce nouvel opus du groupe allemand débute par le titre annonciateur de celui-ci, Something New, et nous plonge pendant une minute dans une atmosphère mystique et sombre. C’est un titre qui annonce la couleur planante de l’album avec une structure assez désorganisée, mais qui devient plus entraînant dans la dernière minute. Avec Boys Don’t Cry, la dynamique est relancée avec un beat dansant avec des sons rétro et électroniques issus de synthétiseurs. La voix auto-tunée et hypnotique de Bill se pose sur une mélodie envoûtante qui pourrait nous entraîner sur le dancefloor. La cadence se ralentit avec Easy, qui est la première balade de l’album. Des accords de piano annoncent un titre plutôt mélancolique et calme mais au fil de la chanson, le rythme reprend et la transforme en une balade électronique qui transporte.

 

Le deuxième titre sorti en amont de l’album est la prochaine chanson de l’album. What If s’avère être parfait pour lancer l’album et cela nous étonne pas qu’il fut l’un des singles annonciateurs. C’est une chanson très pop qui ne peut que confirmer le changement de style musical de Tokio Hotel. Elysa, s’avère être à nouveau une balade douce mais au caractère désespéré et déchirant.  Une voix qui pleurent des paroles lourdes sur l’un des thèmes qui inspirent le plus le groupe et le monde de la musique en général : l’amour. Le piano et les sons synthétiques nous plongent dans un univers sombre.

Dream Machine, la chanson éponyme de ce nouvel album, s’annonce comme l’un des titres les plus entraînants de l’album. Les musiciens invitent les fans à les rejoindre à bord de leur dream machine afin de s’évader. On reste dans une ambiance entraînante avec Cotton Candy Sky, qui traite alors du sujet de la fête, thème qui a beaucoup inspiré le précédent opus du groupe, Kings of Suburbia. On retrouve toujours les sons des synthétiseurs et la voix auto-tunée de Bill toujours aussi captivante. Vient ensuite Better, une nouvelle balade mais qui s’avère être beaucoup plus explosive surtout dans les refrains.

 

As Young As We Are arrive et se montre un peu plus languissant que les autres titres de l’album. Cependant, on peut cerner quelques sonorités rock qui viennent se poser sur une ligne de synthétiseur efficace. Serait-ce un petit retour aux origines ? Ce titre nous fait penser à l’album Humanoid, qui a marqué la transition musicale du groupe entre le rock et l’électro. Enfin, Stop, Babe clôt le voyage dans la dream machine. Un joli titre qui suit le précédant dans une certaine langueur.. Des lignes de guitare et de basse un peu “funky” débutent le morceau mais le planant n’est jamais bien loin… Pas d’auto-tune, c’est plutôt des parties à deux voix que l’on peut entendre dans le morceau notamment lors des refrains. L’album se finit d’une très belle manière.

Ce nouvel opus s’avère être un album plein de maturité qui a relevé d’un travail recherché de la part des musiciens afin de livrer l’album de leurs rêves. Bien que le style musical ai changé, Tokio Hotel attise les curiosités de certaines personnes qui n’étaient pas fans, mais qui désormais sont intéressées. Beaucoup d’entre elles, en plus des fidèles fans, se trouvaient le mardi 21 mars dernier à l’Olympia pour le passage des Tokio Hotel à Paris dans le cadre de leur tournée mondiale Dream Machine World Tour. Pour avoir été fan du groupe, je dois vous avouer que j’ai pris du recul depuis. Bien que je continue de suivre un peu les actualités du groupe, je serai toujours sensible aux Tokio Hotel de 2005 et le bon vieux rock de Schrei. Je suis quand même ravie de voir que le groupe qui a bercé mon adolescence continue sa route et s’ouvre à d’autres styles musicaux qui leur sont plus propres.

Tracklist

Something New
Boy Don’t Cry
Easy
What If
Elysa
Dream Machine
Cotton Candy Sky
Better
As Young As We Are
Stop, Babe

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1 Comment

  • Reply
    Vous êtes cordialement invité à la cour du Palaye Royale.
    16 novembre 2017 at 11 h 10 min

    […] précieux trophée du MTV’s Musical March Madness, après notamment avoir notamment battu Tokio Hotel, groupe ayant inspiré la fratrie mais également champion de l’édition 2012 du […]

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