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Jake Bugg : Le Rock-Folk venu de Notthingham4 min de lecture

Le 13 Avril dernier, le Britannique Jake Bugg annonçait son grand retour sur la scène parisienne, après 2 ans d’absence dans notre ville. Deuxième surprise, les fans n’auront pas le temps de s’impatienter car le concert est prévu trois semaines plus tard, dans la petite salle de La Flèche d’Or.


Ce rendez-vous intimiste a sans surprise, séduit en bon nombre, les billets s’étant écoulés en une matinée à peine. Chanceuses que nous sommes, nous avons réussi à nous en procurer et assister au retour du fameux ado de Nottingham.

Un très large public

Plus tôt dans l’après-midi, nous avions été informé que le concert de ce soir n’aurait pas de première partie, et que Jake Bugg et ses musiciens assureront, seuls, le spectacle. A l’ouverture des portes, on est déjà nombreux à se tasser devant la scène, et le flow continu de personnes entrant dans la salle pendant la petite heure qu’il nous reste à attendre, indique bien qu’on sera serré ce soir. Un coup d’œil aux premiers rangs permet de voir que Jake réussi a séduire un public très large. En effet, ce soir, les tous premiers fans comme les petits nouveaux, peut importe leur âge, ont fait le déplacement pour découvrir avant tout le monde, les compositions de ce troisième album On My One.

Des chansons douces et percutantes

Le titre éponyme est d’ailleurs le premier joué lors de l’entrée sur scène du jeune Jake, suivi de ses trois musiciens (basse, clavier et batterie). Il clôt la chanson par un timide « bonsoir« , avant d’enchaîner avec certains de ses succès tels que Two Fingers et Seen It All. Il échange ensuite sa guitare électrique contre son acoustique, et nous informe qu’il va maintenant nous interpréter quelques morceaux encore inédits. S’enchaînent alors The Love We’re Hoping For, Never Wanna Dance, et Love, Hope and Misery que l’artiste dévoilera quelques jours plus tard comme nouveau single. Ces chansons douces et percutantes dans les paroles, rappellent les compositions du premier album éponyme, et l’audience semble apprécier. Celle-ci est attentive et silencieuse, comme si elle buvait chaque parole de la voix si particulière du garçon. Cela semble mettre mal à l’aise le jeune homme qui s’exclame « I’ll stop boring you with the slow songs » avant d’empoigner de nouveau sa Fender, et d’électriser la salle avec There’s A Beast and We All Feed, issu de l’album Shangri-La.

Une deuxième partie Rock ‘n’ Roll

La deuxième partie de ce concert est définitivement plus dynamique et Rock ‘n’ Roll. Jake Bugg nous fait preuve de son talent indéniable de guitariste, en enchaînant des solos tous plus impressionnants les uns que les autres. Le public se met à bouger, danser, quelques groupes parsemés à sauter, et la vigueur des applaudissements et cris en fin de chansons prouve que la plupart se régale de cette soirée. Vient déjà le temps des aurevoirs. Jake nous annonce qu’il ne lui reste que deux chansons a jouer. Cela ne semble pas ravir le public qui exprime son mécontentement. Le garçon, esquisse alors un sourire (ce qui est plutôt contraire à son habitude), et s’excuse du fait qu’il ne peut malheureusement pas y remédier. Il nous promet de revenir bientôt pour nous jouer plus de morceaux. Ces paroles ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd! Le groupe interprète alors Lightning Bolt, premier grand succès de l’artiste, et Gimme The Love, premier single de son nouvel opus, avant de quitter la scène, sans rappel, malgré les ovations du public.

Un Jake Bugg souriant

Le concert fut court (à peine un peu plus d’une heure) et finit sur une petite sensation d’inachevé, mais nous sommes loin d’être déçu par la performance des musiciens. La setlist, comprenant un total de 18 chansons, a su faire l’équilibre entre inédits et chansons des premiers albums, ravissant ainsi les plus anciens fans et les novices. Jake Bugg, qu’on connait de nature timide et réservée, a provoqué notre surprise ce soir, en se montrant plus communicatif avec son public qu’à son habitude. Des regards vers les fans des premiers rangs, ainsi que quelques sourires, montrent que le jeune Anglais fait des efforts pour mettre fin à cette image d’English lad nonchalant qui le colle depuis ces débuts sur scène.

Bien plus important que son attitude, c’est ses nouvelles chansons qui nous auront marqués ce soir, dans la continuité de ce qu’il nous a toujours offert. De la technique et de la dextérité à la guitare, du talent à la composition, on a hâte de découvrir dans son intégralité On My One, le 17 Juin 2016). On croise les doigts pour qu’il rencontre le même succès que ses deux grands frères.

Setlist

On My One
Two Fingers
Seen It All
Simple Pleasures
Me & You
The Love Were Hoping For
Never Wanna Dance
Love, Hope and Misery
Beast
Trouble Town
Bitter Salt
Taste It
Kingpin
Living Up Country
Slumville Sunrise
Put Out The Fire
Lightnin’ Blot
Gimme The Love

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3 Comments

  • Reply
    Boom
    13 mai 2016 at 8 h 46 min

    J’ai la chance de pouvoir le voir donc j'ai hâte 😀

  • Reply
    Dust Of Pastel
    15 mai 2016 at 16 h 45 min

    On espère que tu passeras un super moment 😉

  • Reply
    Une soirée 100% coeur brisé avec Jake Bugg à l'Alhambra
    7 novembre 2017 at 15 h 06 min

    […] Septembre, paraissait le 4ème album studio Heart That Strains du jeune talent Jake Bugg. Plébiscité par les critiques, elles vantaient le retour aux sources de « l’enfant […]

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