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Oldies But Goldies #1: Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not des Arctic Monkeys.5 min de lecture

Il y a parfois des albums pépites qui méritent d’être ré-écoutés et c’est pour ça qu’on a lancé notre catégorie Oldies But Goldies. C’est le cas de l’album Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not, qui a signé la première page du livre Arctic Monkeys en janvier 2006. On revisite avec vous ce superbe et puissant opus sur Dust of Music !

Ca vous dit de faire un petit saut dans le temps ? On remonte doucement une dizaine d’années en arrière dans le merveilleux pays qu’est le Royaume-Uni, berceau du rock, lorsque quatre jeunots du nord débarquent sur les radios britanniques et vont littéralement tout retourner sur leur passage. Je parle bien entendu du groupe Arctic Monkeys, mené par le talentueux et mystique Alex Turner qui fête par ailleurs ses 31 ans aujourd’hui. Les anglais se sont imposés sur la scène musicale avec leur son rock et énergique reflet de la jeunesse british de l’époque.

La petite histoire Arctic Monkeys

Formé en 2002 à Sheffield au Royaume-Uni, le groupe Arctic Monkeys fait ses premières scènes dans des pubs de la ville avec une setlist essentiellement composée de reprises. Aucune prise de tête, la formation se construit une petite réputation locale et décide d’enregistrer ses premières démos afin de les distribuer au public à la fin de leurs performances. Le nombre de CDs étant limité, les fans des anglais commencent à s’échanger les titres sur internet pour le plus grand plaisir des membres du groupe qui eux, étaient bien loin du business et du gros potentiel que représentait leur musique. Une page MySpace créée par les fans, des titres qui font le tour du web, les Arctic Monkeys attirent rapidement les radios britanniques ainsi que les tabloïds. Après un premier EP en 2005, le groupe se voit offrir l’opportunité de jouer sur plusieurs scènes de groupes débutants et remplit le London Astoria en octobre 2005. La machine se met en marche !

Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not

Ce long nom tiré d’un film des années 60 est celui choisi par le groupe pour son premier opus. Il fut très attendu par la stratosphère musicale ainsi que les fans du groupe, si bien que la production a décidé d’avancer d’une semaine la sortie de l’opus au 23 janvier 2006. Bien que le premier mois de l’année n’est pas propice à la vente d’albums (évidemment, on a plus de tune après les fêtes), l’album s’écoule à 363 735 exemplaires la semaine suivant sa sortie, un record. Le disque n’a pas le même succès aux Etats-Unis qui s’écoule seulement à 34 000 exemplaires ce qui ne l’empêche pas d’atteindre la 24ème position au Billboard 200. Pour un premier album, c’est plutôt bien joué ! D’autant qu’il permet aux quatre anglais de remporter de prestigieux prix notamment à la cérémonie des NME Awards 2006 : meilleur groupe britannique, meilleur nouveau groupe et meilleur chanson avec I Bet You Look Good On The Dancefloor. Rien que ça !

Quatre anglais qui ne se prennent pas la tête

La première chose qu’on remarque en entendant les premiers titres de l’album, c’est la non-prise de tête des quatre gamins (à l’époque) de Sheffield. En effet, les Arctic Monkeys sont avant tout des jeunes anglais qui jouaient ensemble dans un garage et qui n’imaginaient pas une seule seconde de faire carrière dans le monde de la musique. C’est souvent comme ça que ça se passe ! Et pourtant, aujourd’hui le groupe est une référence en terme de groupe de rock. Dans Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not, nous sommes séduits par l’authenticité et surtout l’honnêteté qui résident dans le son du groupe, très spontané et énergique. Il n’y a aucune décadence ou superficialité, les rockeurs anglais se dévoilent et se mettent en scène tels qu’ils sont.

Un album plein de vitalité et énergique 

On écoute ce premier opus d’une traite et sans se fatiguer une seule seconde. C’est grâce notamment à des titres fougueux (I Bet You Look Good On The Dancefloor, The View From The Afternoon) puis au rythme plus dansant qui nous donne envie de sauter dans tous les sens (Perhaps Vampires Is A Bit Strong, From The Ritz To The Rubble) ou encore un peu de punk (Still Take You Home). On ralentit la cadence avec le seul titre plus calme de cet opus Riot Van, mais également avec d’autres plus dans la retenue avec When The Sun Goes Down. Néanmoins, une certaine vitalité demeure dans l’album, ce qui évite de nous lasser. On apprécie cet album débordant d’énergie qui signe les excellents débuts du groupe anglais.

Les Arctic Monkeys, ambassadeurs de la jeunesse britannique

Une musique instinctive accompagnant  les paroles écrites par le frontman Turner suffisent à séduire le jeune public du Royaume-Uni. Ses chansons aux titres longs content la vie quotidienne et retranscrivent les pensées de la jeunesse britannique de l’époque. Plutôt banal en soi car comme l’expliquait Turner dans un interview pour Les Inrocks fin 2006 : « Nous étions certains que des groupes (comme le nôtre) qui racontent leur quartier, leur quotidien, il en existait partout, mais soudain, nous nous sommes rendu compte que nous étions les seuls à Sheffield. Puis les seuls dans le Nord. Puis les seuls en Angleterre…« . En tout cas, il va sans dire que les Arctic Monkeys sont la réponse aux prières des ados britanniques, manifestant pour un rock plus frais et actuel.

Tracklist

The View From The Afternoon
I Bet You Look Good On The Dancefloor
Fake Tales Of San Francisco
Dancing Shoes
You Probably Couldn’t See For The Lights But You Were Staring Straight At Me
Still Take You Home
Riot Van
Mardy Bum
Perhaps Vampires Is A Bit Strong But
When The Sun Goes Down

From The Ritz To The Rubble
A Certain Romance

Note : 4,5/5
Les débuts énergiques et frais des Arctic Monkeys.

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