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Ces albums qui ont rythmé mon année 20206 min de lecture

par Taha

L’heure du bilan a sonné. 2020 n’aura été une année facile pour personne : entre télétravail, chômage technique ou partiel, maladie, confinements et passages à vide, nous n’avons pas eu de répit. Néanmoins, la musique aura été (et reste) une belle échappatoire. Retour donc sur ces albums qui m’ont aidé à traverser ces douze derniers mois.

Musique et télétravail

Le monde de la musique aura été bien mis à mal – entre tournées et concerts annulés, reports en tous genres et visibilité quasi-nulle, personne n’aura été épargné. Les professionnels de la musique, artistes et créatifs ont du réinventer leurs modèles économiques pour sauver leurs métiers, et ont rivalisé d’ingéniosité pour ce faire. Emma y avait d’ailleurs consacré un article très intéressant, que je vous invite à lire.

Étant pour ma part en télétravail depuis mars 2020, mes journées se résument pour ainsi dire à passer huit heures par jour minimum devant l’écran. Mais il était inenvisageable pour moi de les passer en silence, dans un Paris vidé de sa population, et sans les habituels bavardages entre collègues. J’ai donc voulu vous partager quelques albums qui m’ont permis de traverser cette année passée plus sereinement. Et même si je suis habituellement porté sur la pop et l’électro, je dois avouer que la plupart des albums qui constituent cette liste n’en font pas vraiment partie. En revanche, ils ont su m’apporter ce que j’attendais de la musique : calme, apaisement et douceur.

Norman Fucking Rockwell! de Lana Del Rey

Au début de l’année, Lana Del Rey devait se produire en tournée mondiale, et venir en Europe, pour présenter son dernier opus, Norman Fucking Rockwell!, paru en septembre de l’année précédente. L’annulation soudaine de sa tournée, avant que la pandémie nous frappe de plein fouet, a été un coup difficile pour Jennifer comme moi, qui devions faire plusieurs dates : nous avons appris la nouvelle sur la route d’Amsterdam, la veille de son premier concert annoncé. Quoi qu’il en soit, cet album m’a beaucoup accompagné cette année : les mélodies, pour la plupart calmes et envoûtantes, ainsi que les paroles, m’ont touché, et ont fait d’excellents compagnons de télétravail. Gros coup de cœur pour les morceaux Mariners Apartment Complex, Cinnamon Girl, The Greatest et Bartender.

Il faisait d’ailleurs partie également des albums préférés de Victoria, qui vous avait partagé sa playlist ici.

Planet (Gold) de Sofiane Pamart

Sofiane Pamart est un nom que je ne connaissais pas il y a quelques mois encore. C’est par hasard, au détour d’une playlist Deezer dédiée justement au télétravail, qu’un de ses morceaux, Medellin, m’a été proposé. Sofiane Pamart est un artiste compositeur, et pianiste de renom, qui a publié son premier album solo au début de l’année. Quand je travaille, j’aime écouter des musiques plutôt douces, et de préférence sans trop de paroles, afin de ne pas me distraire. Et autant vous dire que le travail qu’il propose sur son album Planet, auquel fait d’ailleurs suite Planet Gold – enrichi de nouveaux morceaux, a tout de suite trouvé sa place dans mon casque. Des morceaux d’une beauté, d’une légèreté et d’une fraîcheur qui font plaisir à entendre.

Kahina avait dédié un article très complet et intéressant au parcours de cet artiste français sur The Day Briefing, qu’il faut absolument garder à l’œil.

Timeless de Thylacine

Autre album calme, mais beaucoup plus surprenant : Timeless. Thylacine est un artiste que j’ai commencé à suivre lorsque je suis tombé sur le morceau Volver, avant de me pencher sur sa discographie, et d’avoir un coup de foudre. Ici, l’artiste français, d’habitude orienté électro, pioche dans la musique classique, et la réinvente, la réimagine, la manipule, l’enrichit, la défait et la refait en y ajoutant de lourdes basses, des rythmes nouveaux, parfois surprenants et inattendus, pour un résultat qui m’a séduit. Parfait en beaucoup de circonstances, il m’a bercé dans de longues sessions de travail, de lecture, ou même lors de soirées tardives. Je recommande chaudement le morceau Satie II pour vous faire une idée de ce que cet album a à offrir !

Purple Noon de Washed Out

Dans un autre esprit, j’ai beaucoup joué l’album Purple Noon ces derniers mois. À cheval entre l’électro, la pop et le slow-rock, c’est un album qui m’a conquis. Aux mélodies éthérées, une voix fortement filtrée, des rythmes agréables, des pads aériens, et un esprit assez intemporel, il n’en fallait pas plus que pour l’album devienne un incontournable pour moi. Je ne connaissais pourtant pas du tout Washed Out, et ai seulement récemment découvert qu’il n’en était pas à son coup d’essai. Un album qui s’est bien prêté aux chaudes journées d’été, fenêtres ouvertes à regarder le ciel, aux soirées plus fraîches, à se réchauffer avec un chocolat chaud, ou aux longues journées passées devant l’écran. Le morceau Time To Walk Away englobe assez bien l’esprit de l’album, selon moi.

What’s Your Pleasure? de Jessie Ware

Troisième album pour la britannique Jessie Ware, qui signe le retour en grandes pompes de la neo-disco sur le retour de la scène avec What’s Your Pleasure?, et qui a su par la même occasion se réinventer ! Tout est là pour vous donner envie de bouger : boîtes à rythmes 808 classiques, synthés, percussions légères, chœurs à profusion, réverbe, violons, cordes en tous genres, l’artiste nous sert un album où les tubes potentiels s’enchaînent sans relâche. Que ce soit en pleine balade en été, en soirée à la maison ou avec des amis, cet album a su m’accompagner en toutes circonstances – je l’écoute d’ailleurs en écrivant ces lignes. Un délice à tous niveaux, que je vous invite à découvrir avec le titre éponyme What’s Your Pleasure?

Des temps difficiles pour la culture

Cette année 2020 a été pour beaucoup d’entre nous synonymes d’isolement, de réclusion et de temps passé seul. Nous avons écumé les catalogues Netflix et Prime, regardé des classiques Disney, ou refait notre culture avec Arte, avons dévoré de nombreux bouquins (ou pas), écouté des albums qui font du bien, qui nous changent les idées, ou avons re-regardé des concerts… La culture a été là quand nous en avions le plus besoin.

Je voudrais en dernier lieu simplement remercier tous les artistes et créatifs qui ont trouvé la force de partager avec nous leurs œuvres quand le contexte économique, politique, sanitaire et social était plus qu’incertain, nous offrant ainsi un refuge, une échappatoire. Ils méritent donc, encore plus qu’à l’accoutumée, notre gratitude et notre soutien 🙂

Et vous, quels albums vont ont marqué.e.s cette année ? Je suis curieux de découvrir vos recommandations !

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