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Elephanz : un album composite et léger5 min de lecture

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Le groupe Elephanz avait disparu des ondes depuis quelques années à présent. Mais les français n’avaient pas dit leur dernier mot, et reviennent avec Elephanz. Un album composite, chanté en français et en anglais, aux notes électroniques et légères. À écouter d’urgence.

Date de parution 13 octobre 2017
Genre Alternative
Label Blackbird
Titres (Durée) 13 (47:35 min)

Elephanz, le groupe

Derrière le nom d’Elephanz se cache un duo d’auteurs, compositeurs et interprètes français. Ils ont fait une entrée fracassante sur la scène musicale en 2013, avec leur album Time For A Change. Les deux singles issus de l’opus, Time For A Change, ainsi que Stereo, avaient rencontré un joli succès, et accordé une renommée au groupe. L’album était aussi hétéroclite qu’enjoué. En effet, bon nombre de genres se côtoyaient, et les rythmes piochaient leurs inspirations de-ci de-là. Disco, électro, rock, tout dansait ensemble. Après une salve de concerts, il nous semblait ne plus avoir eu de nouvelles. Elephanz est un peu cet ami qu’on ne croise qu’aux soirées : chaque fois qu’il revient, on le redécouvre, et on s’éclate encore plus.

Elephanz, l’album

Elephanz, je ne m’y attendais pas. Puis l’album est apparu dans mes recommandations. Piqué d’une certaine curiosité, je l’ai écouté. Et quel délice, de retrouver cette patte festive, aux sons légers, aux basses prononcées, et cette production léchée. Les voix sont toujours tantôt enjouées, tantôt mystérieuses, lascives, montent dans les aigus pour joliment descendre, doucement.

L’album s’ouvre sur Intro. Sans attente, j’ai eu l’impression de retrouver un Oscar and The Wolf plus enjoué. Les basses sont lourdes, et, joie, ils chantent en français. Je me dis souvent que la musique française gagnerait à être plus représentée dans des styles pop, et voilà qu’Elephanz débarque. Le tempo augmente lentement, tendrement.

« Et puis ça recommence. »

Arrive ensuite Blowing Like A Storm. Dansant, les rythmes sont légers, upbeat et funky, on se surprend à laisser les sons nous envahir. Le morceau est à l’image de l’album, et pour le meilleur : Elephanz est un opus léger, qui prend des tournants par moments sombres, aux airs tranquilles, aux textes plus énigmatiques.

Des mélodies entêtantes

Elephanz est un album où sont chantés les morceaux en français et en anglais. Une particularité à laquelle on s’accoutume assez rapidement, mais qui est soutenue par des rythmes composites. La petite touche de retrowave à la fin de I feel Love est particulièrement agréable, et ouvre le morceau suivant : American Lover. Entendre du français si tendrement chanté soulève une question : pourquoi cet album n’est-il pas sorti plus tôt ?

« American Lover, I’ll kill the monsters in your mind. »

Vient The Fight. En anglais cette fois-ci, les rythmes sont dansants, les voix douces, quelque peu distordues électroniquement. Les chœurs viennent soutenir le chant, pendant que les synthés font la fête, et qu’on s’est depuis longtemps levés du canapé pour se déhancher. Le refrain et les mélodies restent définitivement ancrés en tête, et le morceau semble n’en plus finir, pour notre plus grand bonheur.

Une versatilité impressionnante

Elephanz est un groupe dont la discographie ne se limite pas aux titres dansants. Le bel et doux The Catcher in the Rye, superbe livre au passage, le prouve : finie la fête. Le piano est ici maître. L’exercice pourrait s’avérer délicat, mais Elephanz relève le défi, et y parvient. Les percussions viennent souligner avec justesse et tempérance un morceau amoureux, aux sonorités mélancoliques, pour un final absolument majestueux.

« Dance, tonight, like you’re never gonna die, I’m the catcher in the rye. »

Le ciel se découvre, et Elephanz reprend son entrain sur Maryland. Les notes se marient à la voix du chanteur, qui monte allégrement dans les aigus. Les cuivres sonnent comme un Kadebostany sous LSD, joyeux et festif. Mais la versatilité du groupe nous percute d’autant plus quand débute Sorry Is Not Enough. Distordu, aux chœurs puissants, l’album qui semblait pop aux premiers abords prend des tournants plus mystiques, pour un titre revendicatif.

Un lieu parfait pour les amants

The Freakshow est probablement l’illustration de cette progression musicale, anglais et français se mêlent tendrement, tandis que la musique, hypnotique, se tord.

« Un pour le fric, et deux pour le show. »

Hey Girl reprend cette insoutenable légèreté de l’être. Les textes semblent être ceux des Beatles, tant leur candeur est touchante. Une ode à l’amour comme nous pensions qu’il n’en existait plus, remise au goût du jour avec des rythmes plus actuels. Mais pour danser, rien de mieux que Sober Up. Petite gueule de bois dansante, gardons les bonnes habitudes.

Le final, constitué de Come On Come On et de Bullitt, renforce un album incroyablement puissant, distordu et passionné. Un lieu parfait pour les amants : contemplez, dansez et aimez. Elephanz est en concert ce 22 novembre au Trianon. On ne peut que vous enjoindre à y aller.

Tracklist

Intro
Blowing Like A Storm
I Feel Love
American Lover
The Fight
The Catcher In The Rye
Maryland
Sorry Is Not Enough
The Freakshow
Hey Girl
Sober Up
Come On Come On
Bullitt (chanson bonus)

Notre note : 4,5/5
On adore ! Foncez.

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1 Comment

  • Reply
    Le triomphe d'Elephanz au Trianon à Paris - Dust of Music
    7 décembre 2017 at 12 h 14 min

    […] vous avais parlé d’Elephanz il y a quelques semaines déjà. Leur album s’était ainsi avéré être une excellente […]

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