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Voyage avec Bonobo à l’Olympia.3 min de lecture

Bonobo. 08.03.2017.
Olympia. Paris

De retour après quatre années de voyages, de tournées et de créations, Bonobo nous a offert le 8 mars à l’Olympia, un show à la fois éblouissant et transcendant.

Après le très bon The North Borders, on peut dire qu’il y avait des attentes autour du nouvel album de Simon Green, alias Bonobo. Et les fans n’ont pas été déçus puisque Migration, sorti le 13 janvier, est un petit bijou où l’on retrouve des chansons plus douces et poétiques que jamais. Ce disque montre que Bonobo sait se renouveler sans se perdre et c’est finalement un luxe que peu de musicien peuvent offrir de nos jours.

Le concert, mercredi 8 mars, avait lieu à l’Olympia, l’une des salles de Paris que j’affectionne le plus pour sa capacité à garder un cadre intimiste malgré sa taille. Le show démarre, pile à l’heure, les musiciens entrent un à un sur scène et ils sont nombreux : quatuor à cordes, saxophone, guitare, batterie, basse, tout y est. C’est assez impressionnant pour un concert électro de retrouver une bonne de dizaine de musiciens accompagnant le DJ.

A peine le temps de dire bonsoir que le live est lancé avec Migration puis 7th Sevens. Les installations, écrans et lumières, apparaissent et permettent de sublimer les chansons avec des visuels incroyables. Des paysages de déserts et autres rivières, capturés grâce à des drones, nous accompagnent et nous encourage à voyager. Et quel voyage ! Bonobo a su placer la vie migratoire au cœur de son œuvre et en fait un leitmotiv pour le partage de sa musique en live.
Le show est parfois reposant, toujours transcendant mais aussi surprenant car certaines chansons sont beaucoup plus fortes sur l’album qu’en live : notamment No reason ou Figures, mais l’inverse aussi se produit sur We could forever. Cela est probablement dû à une chanteuse faiblarde et pas à la hauteur des attentes du public. Néanmoins, la plupart des chansons sont d’une telle puissance en live qu’il n’y a nul besoin d’un leader pour conquérir le public. Bonobo laisse simplement agir la magie de ses chansons et des visuels pour nous émouvoir.

Le temps de quelques chanson plus électroniques et dynamiques comme : We could forever, il préfère se retrouver seul, sans musiciens ni écrans, et nous faire vivre une expérience de club en totale immersion où l’ambiance est au rendez-vous. Ce concert de Bonobo aura été d’une grande justesse et sera surement l’un des meilleurs concerts de l’année pour moi. Simon Green et ses musiciens ont réussi à faire vivre aux personnes présentes à l’Olympia une vraie expérience émotionnelle qu’elles ne sont pas prêtes d’oublier.

Setlist

Migration
7th Sevens
Break Apart
Towers
Prelude
Kiara
Ten Tigers
Kong
Surface
First Fires
Bambro Koyo Ganda
Cirrus
Outlier
Flash Light
We Could Forever
No Reason
Ontario
Figures
Kerala
———————————————–
Transits
Know You

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