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Tkay Maidza et Corine au Badaboum : une explosion d’énergie3 min de lecture

Tkay Maidza. 02.02.2017
Le Badaboum. Paris.

Tkay Maidza est une artiste australienne de 21 ans seulement. Entendue au détour d’une radio, je me suis penché sur son cas, et ai tout de suite accroché à sa musique.  Énergique, entraînante et assumée, Tkay ne laisse pas la place au doute : elle en veut plus.

En tête d’affiche aux côtés de Corine, c’est au Badaboum, à Paris, que s’est produite Tkay Maidza le jeudi 2 février 2017. Une soirée sur invitation, organisée par Stylist, que nous remercions au passage pour cet événement ! Tkay Maidza est aux croisements du rap, de l’électro, de la house et de la dub. Son premier album éponyme, Tkay est sorti dans les bacs le 28 octobre dernier. Elle se dit ainsi influencée par des artistes telles que Nicki Minaj et Azealia Banks. Cela se ressent tout du long de sa discographie. Corine, quant à elle, est une artiste française aux sons mêlant disco et pop des années 1980, aux textes parfois décousus et à la mise en scène résolument délirante.


Corine fait une entrée à son image : hors du commun. Apparaissant en plein milieu de la salle, entourée de ses danseurs, elle porte des talons hauts, une salopette blanche en jean incrustée de pierres de toutes les couleurs, et arbore une chevelure blonde, bouclée et tout en volume ! Ses danseurs, à peine couverts d’un peignoir, viennent se frotter au public tandis qu’elle chante, se déhanche, et vit la musique !

Tout le monde se trémousse, et bat le rythme : l’ambiance est bon enfant, les scènes délurées et les sons tellement rétro ! Bingo, Pourquoi Pourquoi et Marche Nocturne sont des titres qu’on ne peut s’empêcher d’aimer, et qui figurent sur son EP : Fille de ta région. Une découverte absolument ravissante pour un moment de pur bonheur !

Vient ensuite l’heure de Tkay Maidza : la scène semble bien vide. Des platines, un écran, et un microphone sur le devant de la scène. L’excitation monte dans la salle : ses clips, son image et ses précédents lives ont mis la barre très haut. Le DJ qui l’accompagne chauffe la salle, nous met des mix, et finalement, la voilà qui apparaît ! L’ambiance est à son comble. Tkay est ravissante : un pull en grosse maille jaune moutarde, un pantalon doré et des plateformes, la voilà partie pour plus d’une heure sans relâche de danse, rap et interaction avec le public parisien !

Tkay donne tout : ses chorégraphies s’enchaînent avec naturel pour se mêler à des improvisations, tout en continuant le chant. Son énergie et sa vigueur forcent le respect : on n’a clairement pas affaire à une débutante. Elle sourit, nous transporte dans son univers de sons électro et dub, et ne cesse de tournoyer, de virevolter, en nous présentant chacun de ses titres comme une mère fière de ses enfants.

Elle nous présente ainsi ses titres les plus récents, figurant sur son album Tkay, comme les superbes Tennies et Monochrome, ainsi que le plus planant Afterglow, et d’autres titres, dont U-Huh, sorti en 2014. La foule suit, danse et transpire. Tkay hypnotise et se donne entièrement. Elle ne ralentit à aucun moment la cadence et en donne autant qu’elle en veut. Le concert se termine, et la foule est en liesse. Tkay s’accroupit, nous embrasse, et nous remercie d’avoir été là. Elle est terre-à-terre, gentille, et déterminée. Le public est extatique, tandis qu’elle nous tire sa révérence. Une artiste à définitivement suivre.

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