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Rock En Seine 2016, une année bien chargée.17 min de lecture

Encore une fois, Rock En Seine nous avait promis de grands concerts et encore une fois, on ne nous a pas menti. Cette édition 2016 de Rock En Seine nous a prouvé que ce festival est encore au gout du jour et qu’il ne vieillira pas d’aussitôt.

Vendredi 26 Août

 

C‘est avec une grande excitation que commence ce premier jour de Rock En Seine 2016. Pour cette journée, le festival nous propose pas moins de vingt-deux concerts. Au programme, des artistes comme Theo Lawrence and The Heart (soul), Logic (rap), Caravan Palace (electro, jazz), Bastille (indie pop), Slaves (punk), Damian Marley (reggae), Jack Garratt (indie pop), Two Door Cinema Club (electro pop rock), Royal Republic (rock), Birdy Nam Nam (electro), The Last Shadow Puppets (indie pop) etc. Des surprises pour cette première journée et plutôt agréables malgré l’immense chaleur dans le Parc de Saint Cloud.
Logic (16h15 – 17h00)
Le rappeur américain Logic se produit sur la Scène de la Cascade. Je ne suis pas très rap mais l’énergie de Sir Robert Bryson Hall II de son vrai nom, a su me séduire. Avec la forte chaleur à cette heure-là, le matériel musical du musicien a grillé plusieurs fois et il a su improviser en attendant de pouvoir arranger les choses. De nombreux freestyles impressionnants, des reprises connues comme Bob Sinclar ont mis le public d’accord pour dire que pour un premier concert à Rock En Seine, Logic a donné envie à tout le monde de faire la fête jusqu’à la fin de la journée.
Slaves (17h50 – 18h40)
Le duo britannique punk Slaves entre sur la Scène Pression Live à 17h50. Le temps est lourd mais le monde est bel et bien présent pour voir ou découvrir ce duo de folie en live. Isaac Holman (voix et batterie) donne le ton dès le début et nous nous attendons à un bon concert punk comme on aime. Le public est chaud et de nombreux pogos commencent faisant rire la sécurité mais pas pour longtemps. Le groupe passera en concert à Paris le 2 Novembre prochain et il va falloir y aller!
Bastille (18h45 – 19h45)
Mené par leur chanteur Dan Smith, le groupe Bastille, se produisait sur la scène principale, en ce début de soirée. Le quatuor qui accueille depuis peu un cinquième membre sur scène, nous ont délivrés, comme à leur habitude, un show dynamique et bien maîtrisé. En plus des succès de leur premier album et mixtapes, le groupe nous a interprété leurs 2 derniers singles, ainsi que des titres inédits à figurer sur leur prochain opus (à paraître cette semaine). En tout cas, même si leur dernier passage chez nous remonte maintenant à plus d’un an et demi, il faut  croire que Bastille n’a pas perdu ses fans Français, venus pour les encourager, et semble avoir même réussi le pari de convaincre la foule de Rock En Seine

Two Door Cinema Club (20h45 – 21h50)
Le groupe Two Door Cinema Club nous propose d’écouter un son électro pop voir indie rock et est originaire d’Irlande du Nord. Arrivant sur la Grande Scène, le groupe nous offre une scénographie digne des plus grands. Les effets de lumières entre le jour et le coucher du soleil se marient parfaitement avec les couleurs. L’énergie du chanteur, Alex Trimble est toujours aussi présente que leur concert qui avait eu lieu également à Rock en Seine il y a déjà 6 ans. Two Door Cinema Club a prit de la maturité dans leur nouveaux titres et charme le public avec les anciennes chansons qui font toujours autant danser.

Royal Republic (21h45 – 22h45)
Royal Republic est un bon groupe de rock suédois. Leur concert se déroule sur la Scène Pression Live. Dès les premières secondes, Adam Grahn, chanteur, explose et offre à ses fans sa plus belle voix. Il est rare d’entendre une voix si particulière, voir publicitaire, chez un chanteur et encore plus en live. C’est un vrai coup de foudre que nous avons pour cette voix si incroyable. Le jeu de scène entre le groupe nous séduit également. La folie qui se produit dans le public montre à quel point tout le monde est d’accord pour dire que Royal Republic est un réel groupe de vrai rock sachant charmer par ses riffs de guitare et son rythme de folie. Ils ont bel et bien leur place dans un festival tel que Rock en Seine.
The Last Shadow Puppets (23h00 – 00h30)
La pop indie anglaise de The Last Shadow Puppets nous a encore une fois fait vibrer. C’est sur la Grande Scène que le groupe d’Alex Turner & Miles Kane clôt cette première journée de Rock en Seine. Le jeu entre les deux membres est toujours aussi fun et leur complicité se fait sentir dans leur musique. Les improvisations passent naturellement dans la setlist et le groupe nous offre une reprise des Cactus de Jacques Dutronc. Alex Turner se fait également plaisir en improvisant une chanson avec pour seuls mots « Comment ça s’écrit« . C’est avec toujours autant de passion que nous aimons voir The Last Shadow Puppets en live. Ce dernier concert risque de nous rendre nostalgique.

Cette première journée de Rock en Seine a su répondre à toutes nos attentes. Entre rock, hip-hop, pop et électro, nous avons passé une très bonne première journée bien que nous sommes déjà fatiguées. L’énergie de Logic, les sons punk de Slaves, les rythmes de Bastille, l’électro de Two Door Cinema Club, le bon vieux rock de Royal Republic et la pop passionelle de The Last Shadow Puppets ont fait de nous des personnes comblées!
Samedi 27 Août 
Deuxième journée à Rock en Seine et encore sous un soleil étouffant. Pour cette journée, le festival nous propose Beach Slang (punk rock), Wolfmother (rock), Bring Me The Horizon (metalcore), Edward Sharpe and The Magnetic Zeros (indie rock, folk), Massive Attack (trip hop), The Underachievers (rap), Casseurs Flowters (rap), La Femme (rock), Sigur Ros (post rock), Grand Blanc (pop electro), Naive New Beaters (electro pop rock), Beau (pop rock), Half Moon Run (rock indépendant).
The Underachievers (16h15 – 17h00)
Le duo de hip-hop américain The Underachievers se produit dès les premières heures de ce samedi sur la Scène de la Cascade. Le flow de ses américains a su lui aussi séduire ses fans mais aussi les personnes venues pour découvrir un nouveau groupe. Une bonne complicité entre les deux rappeurs et ils arrivent à le faire ressentir au public. Sous le soleil , les gens dansent et oublient, ou presque, la chaleur étouffante de ce début de journée à Rock en Seine. Un très bon point pour The Underachievers.
Casseurs Flowters (17h50 – 18h45)
Le samedi était aussi marqué par l’arrivée sur la Scène de la Cascade des Casseurs Flowters. Composés d’Orelsan et Gringe, le duo de rappeur a commencé son concert sous un soleil de plomb, chantant à tue-tête Regarde comme il fait beau. Avec une énergie débordante, ils ont enchaînés les titres de leur album éponyme ainsi que des nouveaux morceaux tirés de la bande originale du film Comment c’est loin, réalisé par Orelsan. Le public a lui été très vite conquis par la formation. La fine équipe accompagnée de leurs acolytes Skread, Ablaye et DJ Pone a représenté le rap comme il se doit dans un festival majoritairement rock. Ils ont fini leur concert avec leur célèbre Bloqué, devenu un programme court culte sur Canal+.
Bring Me The Horizon (18h45 – 19h45)
Je ne vais pas être très objective pour la critique de ce concert je l’avoue. Bring me the Horizon est, vous le savez surement déjà, un de mes groupes favoris. L’entrée du groupe se fait après un petit film nous donnant les consignes de sécurité pour survivre à ce concert. Encore de l’humour anglais comme on adore. Oliver Sykes, chanteur nous mets dans l’ambiance dès les premières secondes du show. Premier pogo, et pas de n’importe quelle taille, tout le monde perd tout le monde. On se retrouvera tous à la fin du concert qui est aussi violent sur scène que dans le public. Circle pit, pogos et wall of death, ainsi que slams ont ryhtmé la playlist que le groupe nous a offerte. Dommage qu’il n’y ai pas eu assez d’anciennes chansons.
La Femme (19h45 – 20h45)
La Femme se produit sur la Scène de la Cascade et débute leur concert avec Sphynx qui plait directement au public composé de fans mais aussi de personnes qui viennent découvrir ce groupe dont tout le monde parle en ce moment. Le groupe sait faire plaisir à ses premiers fans en interprétant La Planche ou encore Nous étions deux. Ils offrent tout de même de nouveaux morceaux extraient de leur nouvel album Mystère tel que Septembre. Les membres de La Femme semblent accessibles et prennent plaisir à se produire ensemble sur scène. Une distribution gratuite de t-shirts du groupe se fait vers la fin du concert, chose rare mais pas du tout désagréable! Fait rare également, le groupe sonnera la fin de leur concert de folie avec un gong : Encore plus surprenant, c’est un godemichet utilisé en guise de baguette qui sonner celui-ci. C’est un public amusé qui part profiter d’autres concerts pour cette journée.
Sigur Ros (21h45 – 23h00)
C‘est la deuxième fois que Sigur Ros se produit à Rock en Seine, et cette année nous avons pu redécouvrir ce groupe sur la Scène de la Cascade. Cette formation au son si étrange nous charme par leurs albums mais en live, nous n’avons pas accroché au style musical qu’ils ont proposé. Il est possible que ça soit la faute à un mauvais placement horaire. Nous n’avions pas forcément envie d’assister à ce genre de concert aussi tard, il aurait été plus judicieux de mettre Sigur Ros dans l’après midi. Heureusement, pour sauver le tout, le jeu de scène et les lumières étaient magiques, et nous en avons pris pleins les yeux. Dommage que nous n’ayons pas apprécié le concert comme nous aurions dû le faire.
Massive Attack (23h00 – 00h30)
Les Massive Attack sont de retour à Rock en Seine et c’est sur la Grande Scène, 6 ans après leur premier passage. Le groupe nous offre une nouvelle fois une magnifique scénographie mais n’arrivera toujours pas à séduire son public en live. La performance de Massive Attack en concert n’est pas aussi bien qu’elle est attendue par les fans présents. C’est une nouvelle fois une grande déception de voir ce groupe et nous préférons maintenant écouter les albums plutôt que d’aller les voir en concert. Aucune ambiance dans Rock en Seine et des centaines de personnes partant pendant le show. Un grand dommage pour un groupe avec autant de talent.
Naive New Beaters (23h10 – 00h20)
Que dire de la folie des français de Naive New Beaters? Leur entrée sur la Scène de l’Industrie a charmé le public dès les premières notes de musique. Un son pop, électro, hip-hop mais aussi rock fait de ces garçons, un groupe dingue. Le rythme de leurs chansons anciennes et nouvelles donnent envie à tout le monde de danser et de faire la fête toute la nuit. La folie du chanteur nous fera bien rigoler pendant ce concert si fou et particulier. C’est lors de leur chanson qui cartonne le plus en ce moment, Heal Tomorrow que Izia fait la surprise aux personnes de Rock en Seine d’être là même s’il faut l’avouer, nous nous en doutions un peu. Ces français nous prouvent que l’anglais chanté par des frenchy est toujours autant à la mode et apprécié par les personnes qui ont soif de fêtes.

Half Moon Run (23h30 – 00h30)
La foule est plutôt parsemée lorsque nous arrivons sur la scène Pression Live, quelques minutes après que le show des Canadiens de Half Moon Run ait commencé. En même temps, le fait que le show des Naive New Beaters se continue toujours du côté de la scène de l’Industrie, ne joue pas vraiment en leur faveur. Que cela ne tienne, cela n’empêche nullement les quatre musiciens de nous délivrer un set impeccable et pleins d’émotions, tout comme à leur habitude. Ils ont l’air même plutôt très heureux d’être la, à en voir les démonstrations euphoriques de Devon Portielje, le chanteur, à la fin de leur performance. Ce qui nous bluffe toujours avec Half Moon Run, c’est la qualité de leur show, et surtout du jeu de lumières, en symbiose parfaite avec leur son. Le tout prend une dimension grandiose, pleine d’émotion, presque mélancolique, tout en gardant un côté ultra dynamique, qui nous ferait danser jusqu’à l’aube. Un régal!

Deuxième journée au top. Des découvertes, des retrouvailles live à la hauteur mais aussi de nouvelles déceptions. Un festival nous fait ressentir beaucoup d’émotions en très peu de temps et cette journée en est la plus grande preuve. Le rap puissant de The Underachievers, la puissance de Casseurs Flowters, la violence de Bring Me The Horizon, la folie de La Femme, la mélodie de Sigur Ros, la lenteur de Massive Attack, les danses de Naive New Beaters et l’émotion de Half Moon Run ont fait de ce samedi, une journée totalement particulière.

Dimanche 28 Août
Nous commençons ce dimance du festival épuisées mais contentes d’avoir une nouvelle journée pleine de concerts. Nous avons décidé de le faire tranquillement aujourd’hui. Passer du temps aux stands, faire les activités, manger, boire, beaucoup boire et danser. Au programme musical, Blues Pills (rock), Editors (rock indépendant), Sum 41 (punk), Iggy Pop (punk rock), Foals (rock indépendant), Gregory Porter (jazz), Cassius (electro), KillASon (hip hop), Chvrches (electro), Peaches (rock), Tiwayo (soul, reggae).

Blues Pills (14h35 – 15h20)
Blues Pills est formé par une chanteuse suédoise, Elin Larsson et des musiciens américains et aussi français. Ce groupe nous rappelle l’époque psychédélique qui nous rend si nostalgique de la bonne vieille époque. La voix éraillée d’Elin Larsson ne nous laisse pas de marbre et nous rappelle celle de la légende Janis Joplin. Voir ce groupe s’amuser autant sur scène alors qu’il faut le dire, ça ne doit pas être simple de passer les premiers sur la Grande Scène, nous a beaucoup plu. Nous sommes d’accord pour dire que c’est un très bon show que Blues Pills nous offre et que nous avons chanté avec plaisir leur titre tant attendu, Lady In Gold.
Editors (16h05 – 16h55)
Les anglais du groupe Editors entre sur la Grande Scène après le passage électrique de Blues Pills. De nombreuses personnes abordent des t-shirts de ce groupe britannique et attendent avec impatience le début de ce concert. Le public est très cool et reste posé dans l’herbe pour se laisser bercer par la musique et la sublime voix de Tom Smith. Attendant pas forcément grand chose de la performance live d’Editors, nous avons été plutôt étonné et avons adoré ce concert charmant et aux sons si britanniques que nous pouvons reconnaître à des kilomètres.
KillASon (16h10 – 16h50)
Le français Marcus Dossavi-Gourdot, originaire de Poitiers devient KillASon une fois sur scène. Rock en Seine lui offre, cette année la Scène de l’Industrie pour qu’il puisse y montrer son art. Le son de KillASon nous rappelle quelques fois ceux d’Outkast dont il est fan. Son rap mais aussi ses mélodies et ses rythmes font de lui un grand artiste à part entière. Le public découvrant la plupart cet artiste durant ce concert se laisse aller et danse au rythme qu’il nous offre. Les premières notes de The Rize laisseront les fans de la première heure se lâcher et montrer à KillASon qu’ils sont présents pour ce grand concert. On adore!
Sum 41 (17h45 – 18h45)
Le retour des bons vieux rockeurs de Sum 41 n’a pas déçu. L’énergie de Deryck Whibley, au chant et à la guitare est toujours aussi puissante qu’il y a quelques années. Le groupe n’hésite pas à faire monter des fans sur la Grande Scène pour qu’il profite du concert avec un point de vu complètement différent. Nous devons absolument mettre en avant les jeux entre les musiciens et le rythme de leurs instruments. Un régal pour les oreilles. Sum 41 reprendra We Will Rock You de Queen et arrivera à mettre le public en délire. Nous avons rarement vu autant de slams et de personnes blessées sortant de la fosse, un vrai concert Rock ‘N’ Roll. Et c’est lors de Fat Lip et Into Deep que la folie se fera d’avantage sentir dans le public de Rock en Seine.
Iggy Pop (19h45 – 21h00)
La légende Iggy Pop arrive sur la Grande Scène à 19h45 et n’a pas une minute de retard. Nous pouvons dire que depuis le début de Rock en Seine, nous n’avons pas vu autant de monde que pour ce concert. Impossible de bouger de nos places tellement la foule est compacte et tellement le public est présent pour voir ce petit homme à l’oeuvre. Pour nous mettre directement dans le bain, l’iguane commence par sa mythique chanson I Wanna Be Your Dog, issue de son premier album avec les Stooges. Il déchaîne les passions au fil du temps et nous offre un vrai show. Les personnes de tous les âges dansent et chantent ensemble devant la scène et l’ambiance est bonne enfant. Iggy Pop, en pleine folie décidera même de faire monter une chanceuse sur scène. Nous aimerions être aussi énergique et fun que Monsieur Pop à son âge!

Foals (22h00 – 23h30)

C‘est l’heure du concert clôturant cette édition de Rock en Seine et ce n’est pas n’importe quel concert puisque qu’il s’agit de Foals qui sont de retour au festival et cette fois sur la Grande Scène. La scénographie des anglais de Foals nous a directement touché en plein coeur. La beauté des lumières se mêlant aux sons si particuliers de ce groupe nous fait briller les yeux et enchantent nos oreilles. Enchaînant de vieux titres comme Cassius, Inhaler ou encore My Number, Foals laisse également de la place pour leur nouveaux succès dont on peut citer Moutain At My Gates. Les fans de la première heure sont les plus heureux, certains n’hésiteront pas à se mettre debout sur les épaules de leurs amis pour montrer aux personnes présentes à quel point ils sont enchantés par ce concert de folie. Yannis,chanteur, prouve une nouvelle fois qu’il est une bête de scène et reste accessible au public. Un beau concert de cloture.
Pour cette dernière journée, Rock en Seine nous a encore fait rêver. Les effets psychédéliques de Blues Pills, le son britannique d’Editors, le professionnalisme de KillASon, le punk violent de Sum 41, l’énergie de la légende Iggy Pop, le spectacle de Foals. Autant de bonne musique en une journée, c’est épuisant et nous sommes quand même contentes de rentrer chez nous et de dormir pendant plusieurs jours.
Jennifer.

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