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Peter Peter au Café de la Danse : un concert plein de sens et d’émotion !5 min de lecture

 Peter Peter. 28.02.2017
Café de la Danse. Paris.

Peter Peter nous revient de loin. Après trois ans d’attente, il publiait début février son nouvel album, Noir Éden, au sujet duquel nous l’avions rencontré, et dont il nous parlait déjà ici. Alors que la scène parisienne ne l’avait pas vu depuis octobre 2014, le revoilà, sur cette même scène du Café de la Danse. Nous y étions, et voilà nos impressions.

Trois ans. C’est long, tant entre deux albums que deux tournées. Et c’est lui qui le dit. Nous ne pouvions qu’être d’accord. Noir Éden est un album qui nous avait conquis, et s’est déjà fait une place en tête des charts francophones. Le Café de la Danse est un lieu qu’il connaît bien. Son dernier concert parisien remonte à 2014, et s’y était tenu. Dès lors, comment résister à l’envie d’aller l’écouter interpréter cet album, auquel il a consacré tant d’énergie et de temps ?

En première partie, nous retrouvons un jeune Voyov, à prononcer voyou. La salle est comble, le concert sold-out. Sur la scène, seul un clavier, orné de décorations et de luminaires qui semblent faites maison, et qui réagissent aux sons. Et quelques instruments. Voyov assurera donc cette première partie seul. Les premières notes résonnent, la salle l’écoute.  Le jeune nantais chante des textes vrais, qui nous parlent, et qui semblent sortir droit du cœur.

Voyov au Café de la Danse

Il saute sur scène, danse, agite sa chevelure blonde, et nous le suivons. Les refrains restent en tête, les rythmes sont un habile mélange de différents sons pop, tandis que trouvent leur place ça et là des solos de basse et de trompette. Voyov a travaillé en compagnie de plusieurs autres groupes, dont Elephanz, et son talent ne tarde à se dévoiler : il maîtrise la scène, nous fait voyager, et joue avec un public réceptif, joyeux, et sous le charme.

Voyov au Café de la Danse

Vient ensuite l’heure de celui que nous attendions tous, et que nous avions hâte de revoir : Peter Peter ! La salle est comble, les gens se pressent vers la scène, tandis que les musiciens arrivent. Ces mêmes musiciens dont il nous parlait avec affection, qui sont avec le temps devenus plus que des collègues, des amis.

Peter Peter au Café de la Danse

La salle est en ébullition, et le voilà qui fait enfin son apparition ! Peter semble vraiment heureux d’être de retour sur scène, et nous le sommes tout autant de le revoir ! Au premier abord, il semble intimidé. Ses musiciens entament alors le titre Noir Éden, tandis que Peter Peter se dévoile : son chant est impeccable, et nous avons droit à ce qu’il peut faire de mieux. Sa légère timidité nous charme, tandis que les morceaux se suivent et s’enchaînent : Nosferatu, sur lequel le public chante, danse et accompagne avec grand plaisir le chanteur, No Man’s Land, Orchidée…

Peter Peter au Café de la Danse

Tout doucement, Peter Peter reprend du poil de la bête, et se lâche. C’est comme ça que nous l’aimons ! Tergiverse arrive, tandis que nous renouons avec nos premières amours. Ce concert sera un bel enchaînement de titres issus de ses premiers albums et de Noir Éden. Son titre Damien, intime à souhait, et un de ses préférés, donne à la salle des allures sombres. Nous sommes au cœur de sa psyché, tandis que les quelques notes de piano renforcent l’atmosphère. Les regards rivés sur lui, il déclame ses rêves, ses fantasmes et ses envies. « Je t’avais retrouvé, oui, enfin retrouvé. » S’en suit Allégresse, aux sonorités semblant tourmentées. Nous voyageons, et Peter continue. Le public en redemande, tandis que le rythme ralentit. Il s’assied sur le bord de la scène, au plus près des spectateurs, et interprète superbement Bien réel. Nous sommes absolument conquis. Cette intimité, permise par la taille de la salle, se renforce quand il descend dans la fosse, chante, le micro à la main.

Peter Peter au Café de la Danse

Le concert se poursuit, tandis que Peter nous donne tout ce qu’il a : il danse, va voir son public, interagit avec ses musiciens, et chante, encore et encore ! Nous nous voyons confiés le rôle de chœur : il nous disait qu’il préférait chanter en français, et nous voilà à reprendre tous ensemble les lignes de son titre Loving Game : « I guess I don’t want to lose you in a Loving Game… » Nous sommes sous le charme. Peter Peter nous interprète Une version améliorée de la tristesse, titre grâce auquel il a connu un gain de notoriété considérable, et arrive la fin du concert. Nous avons passé un superbe moment, et les applaudissements ne cessent.

Peter Peter au Café de la Danse

Lencore nous réserve des surprises. Nous avons droit à des interprétations superbes, de Noémie, titre jusqu’alors exclusif, et conclut avec Pâle Crystal Bleu, un des titres les plus calmes de son nouvel album, Noir Éden. À la rédaction, nous ne pouvons que vous recommander cet album, et cet artiste, qui propose quelque chose d’unique, et nous invite à plonger dans son univers. Nous sommes conquis, et attendons avec impatience un prochain rendez-vous en sa compagnie !

Setlist

Noir Éden
Nosferatu
No Man’s Land
Orchidée
Tergiverse
Vénus
MDMA
Shangri-La
Carrousel
Damien
Allégresse
Bien réel
Loving Game
Une version améliorée de la tristesse
————————————————————
Noémie
Pâle Crystal Bleu

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1 Comment

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    Peter Peter au Unexpected Festival - Dust of Music
    15 juillet 2017 at 15 h 57 min

    […] artiste dont nous traitons souvent. Jessica et moi avions eu la chance de rencontrer, avant de le voir en concert : il s’agit bien de Peter Peter ! En effet, après avoir sorti son plus récent album en […]

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