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Kensington a la Maroquinerie : A la Conquête du public Français!7 min de lecture

Kensington.25.02.2017
La Maroquinerie.Paris.

Si il y un événement que j’attendais particulièrement depuis plusieurs mois, voire quelques années maintenant, c’est bien le premier passage à Paris, en tant que headliner, du groupe Néerlandais Kensington. Après avoir rabâché les oreilles de chaque membre du groupe maintes et maintes fois, ma persévérance a enfin porté ses fruits et fut récompensée en ce Samedi 25 Février dernier.

Malgré le fait que les portes de La Maroquinerie, qui affiche complet ce soir là, n’ouvrent qu’à 19h30 en ce samedi ensoleillé, la foule est déjà bien compacte dès la fin de l’après-midi. En tendant l’oreille, on se rend vite compte que la plupart des spectateurs de ce soir ne sont pas familiers avec la langue de Molière. En effet, pas mal de Néerlandais semblent avoir fait le déplacement pour voir le plus grand groupe de rock de leur pays, habitué à remplir plusieurs soirs de suite l’immense salle du Ziggo Dome, dans une ambiance plus intimiste.

Avant d’acclamer leurs héros nationaux, le public se doit d’écouter les Écossais Fatherson, chargés de débuter cette soirée. Fatherson étant un groupe que je suis depuis un moment déjà, croyez moi que mon cœur a sautillé de joie à l’annonce de cette première partie. Après les avoir vus en première partie d’Augustines à La Boule Noire, je m’impatientais de pouvoir les voir de nouveau sur scène.
Même si peu de connaisseurs sont présents dans la salle, les titres joués par les quatre garçons, issus de leur premier et deuxième album, sont plutôt accueillis de manière chaleureuse par le public.
Après 40 minutes, le set se termine par leur morceau le plus connu : Lost Little Boys. On en profite pour se lâcher un peu et sautiller en rythme, tout en entonnant les harmonies du refrain avec le reste du groupe. Les Glasgoviens sont tout sourire et remercient affectueusement l’audience avant de quitter la scène.

Les techniciens de Kensington s’empressent alors de l’envahir pour finir d’installer les instruments et équipements des 4 musiciens du groupe. Après 30 minutes d’attente, l’obscurité envahit La Maroquinerie et les premières notes de Regret se font entendre. Après une légère introduction musicale, les 3/4 du groupe font leur entrée sous l’ovation du public, tout en prenant leur place respectives avant de commencer illico à jouer. Le chanteur Eloi Youssef, alors unique pièce manquante au tableau, fait enfin son apparition, micro à la main. Le titre, dirigé par ces rythmes électroniques au synthé, bien différent de l’univers habituel du groupe, excelle en début de set. La performance, aussi bien vocale que musicale, est parfaitement maîtrisée et le restera tout le long de ce concert.
À peine le temps pour Eloi d’attraper sa guitare que le groupe enchaîne avec le puissant Do I Ever, premier single de leur 4ème album Control, et visiblement très apprécié du public ; en témoignent les cris d’approbation provenant de la fosse.

Le plaisir ne se prend visiblement pas que d’un côté de la scène ; Les garçons semblent ravis d’enfin faire leur premier pas dans notre capitale, comme ils nous le rappelleront plusieurs fois. Ils en profitent même pour réviser leurs cours de lycée comme en témoigne les petits « j’ai prépare le petit déjeuner » et « où est le syndicat d’initiative« , lancé par Casper Starreveld, tandis que les autres rient aux éclats.
Mises à part leurs plaisanteries, côté setlist, le groupe a fait le choix, plutôt bien pensé, de mettre l’accent sur leur 4ème album Control, disponible depuis Octobre dernier, qu’ils défendent actuellement sur les routes, et sur Rivals, qui leur a apporté le succès dont ils bénéficient aujourd’hui. Ces deux albums, composés de titres puissants, calibrés pour devenir des hymnes de stade font également très bien leur effet dans une petite salle comme celle de La Maroquinerie.

Après nous avoir achevés physiquement par l’enchaînement ravageur des explosifs All For Nothing, Slicer et Rivals, les garçons s’attaquent à nos émotions avec leur single Sorry. Un frisson parcourt entièrement notre colonne vertébrale au son de la voix grave, puissante et parfaitement maitrisée d’Eloï, sublimement accompagnée par Casper au piano et Jan Haker à la basse. Un beau moment d’émotion.
Pendant toute la soirée, les garçons ne manqueront pas de remercier le public présent ce soir, et rappeler à quel point ils sont heureux de jouer pour nous ce soir. D’ailleurs, ils le montrent bien. Des sourires complices entre eux et les membres de leurs crews, vers certains personnes du public même, des mouvements de danses, des rires …. Kensington compte bien profiter de leur dernière date de cette tournée. Vers les 3/4 du set, le groupe fait la surprise d’interpréter leur chanson Done With It, grande absente de la setlist sur cette tournée Européenne.

Vient enfin le moment de Home Again, seul morceau antérieur à leur album Rivals, et qui pour les fans les plus habitués, est annonciateur de la fin de ce concert. S’ensuit Little Lights, morceau qui avait pour habitude, il y a encore quelques mois, de clôturer chaque concert. Pour l’occasion, le groupe demande au public d’allumer les lumières de leur téléphone portable; la salle plongée dans le noir, seules ces centaines de lumières sont visibles et offrent un très beau spectacle. La force de ce morceau réside dans ses quelques minutes finales, uniquement instrumentales, où chacun des garçons se lâche totalement. Nous aussi. Lorsque le silence revient, le groupe quitte la scène. Seulement voila, on en redemande encore.
Quelques minutes plus tard, les voilà de retour. Niles Vandenberg, un drapeau Français à la main, qu’il pose en évidence sur la grosse caisse de sa batterie. Le groupe entame Control, un de leur morceaux les plus forts. Le début quasi acoustique, suivi de cette montée en puissance tout en crescendo au long du morceau en fait un titre parfait pour la scène. De plus, il offre également certaines des plus belles paroles du groupe.

Leurs plus gros succès ne sont pas laissés pour compte car c’est avec Streets que le set se poursuit. Casper ramasse un autre drapeau français trainant à ses pieds, et se le noue en cape autour du cou. Eloi en profite pour faire chanter acapella le refrain de Streets au public. Malheureusement, tout bonne chose ayant une fin, les garçons nous annoncent leur dernier titre, avant de nous remercier une dernière fois d’être venus, et qualifier ce premier concert Parisien comme le meilleur de cette tournée Européenne.
Le set se clôture avec St Helena, rallongée en version live pour un autre  »bœuf musical » explosif où chacun se surpasse et offre sans concession l’ardeur résidant encore au fond de lui. L’audience jubile, Casper et Jan se déchainent, Eloi finit sa performance allongé sur le sol et Niles perforent ses tambours d’un coup de baguette dans un dernier élan d’énergie. L’énergie, c’est exactement le mot qui définit parfaitement cette soirée. Un bel échange d’énergie entre un groupe passioné et son public.

Après ces lignes, vous vous mordez surement les doigts d’avoir raté ça ? Ne vous en faites surtout pas. Après 3 semaines dans la confidence, je peux enfin vous dévoiler que Kensington sera de retour sur notre sol Français pour un passage au Main Square Festival le 2 Juillet. Hop Hop Hop, a vos billets!

Setlist
Regret
Do I Ever
Riddles
All For Nothing
Fiji
Slicer
Rivals
Sorry
Words You Don’t Know
Bridges
Don’t Walk Away
Done With It
War
Home Again
Little Light
————————————————————
Control
Streets
St. Helena

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