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Day Wave + Vagabon à l’Espace B : entre rêverie et nostalgie.5 min de lecture

Day Wave. 21.05.2017.
L’Espace B. Paris.

En tournée pour promouvoir son tout premier album, Day Wave est passé lundi dernier par Paris, afin de donner un concert tout en simplicité à l’Espace B (Paris 19e). Nous y étions et on vous raconte !

La petite bio de Day Wave

Day Wave aka Jackson Philips est un jeune musicien originaire de Oakland, Californie. Baignant dans la musique depuis toujours grâce notamment à ses parents, Jackson étudie le jazz en tant que batteur à la Berklee School of Music. C’est là qu’il débute à participer à différents projets musicaux mais surtout écrire sa propre musique, très influencée par le rock et la new wave des années 80.

Après deux EPs sortis en 2015 et 2016, Come Home Now et Headcase, Day Wave sort son premier album intitulé The Days We Had. C’est dans ce cadre que le jeune artiste s’est arrêté lundi dernier à l’Espace B à Paris afin de promouvoir cet opus. Il a demandé l’aide de la multi-instrumentiste et productrice new-yorkaise Laetitia Tamko alias Vagabon pour assurer sa première partie. Ces 30 premières minutes donnent le ton et le public semble très réactif aux mélodies de l’artiste issues de son premier album Infinite Worlds. Un savant mélangede rock garage, pop et shoegaze qui séduit. Seule sur scène, la jeune femme est accompagnée seulement d’une boîte à rythme et d’une guitare. Grâce à cette première partie simple et efficace, la soirée s’annonce de très bonne augure !

Le concert

C‘est ensuite au tour des musiciens de Day Wave de se frayer un passage dans la foule pour atteindre la scène de la petite salle obscure. Le public acclame le groupe haut et fort et témoigne son excitation : ils étaient très attendus ! Guitares branchées et pédales d’effets aux pieds, les cinq instrumentistes débutent avec Something Here, qui annonce les couleurs pop-rock californiennes de l’album.

Ce soir, Jackson Philips a choisi d’alterner des titres issus du nouvel album mais également de ces deux EPs précédents. Gone, Untitled et Come Home Now suivent : le public se prête à quelques pas de danse. Certaines personnes par ailleurs connaissent par coeur les paroles des chansons : une communauté day wavienne est bel et bien présente ce soir ! Les guitares ralentissent le tempo pour arriver sur Bring You Down, une ballade comme on les aime avec la jolie voix de Jackson Philips qui chante les jours d’antan. On cerne par ailleurs les paroles suivantes : « I’m holding back, i don’t want to be like that, the days we had« , qui justifient le nom de l’album. Nous repartons de plus belle avec Ceremony et On Your Side. Entre deux chansons, Jackson Philips n’hésite pas à prendre la parole pour remercier timidement le public. 

Contraste entre sons et paroles

Bien que les titres aient la même dynamique, le concert n’en est pas moins efficace et Day Wave charme les parisiens. Wasting Time est enchaîné par les musiciens et la foule devient de plus en plus libérée. Ca danse, ça chante mais dans une certaine retenue. Enfin, c’est au tour des instrumentistes de se lâcher un peu plus à travers deux interludes qui suivent les titres Total Zombie, Deadbeat Girl et Ordinary. Le son très éthéré de la musique de Day Wave nous rappelle celui de groupes tels que Joy Division ou New Order. L’artiste nous emmène avec lui sur les terres où il a grandi en Californie, aux paysages chauds et hippies. On peut s’imaginer boire un bon cocktail, allongé sur un transat au bord d’une piscine et c’est là que le nom du projet Day Wave prend tout son sens ! Cependant, cette musique presque « joyeuse » devient spleenétique lorsque l’on s’attarde davantage sur ses paroles. Le chanteur qui est à l’origine de la totalité des titres présentés ce soir,  semble avoir puisé son inspiration dans la nostalgie pure et dure. Et rien ne vaut une ballade pour l’exprimer ! You fait son entrée et ralentit la cadence de notre soirée en compagnie de Day Wave.

Un titre exclusif

Enfin c’est le trio de You Who You Are, We Try But We Don’t Fit In et Drag qui clôturent ce set tout en finesse. Le public  ne semble pas vouloir laisser partir les artistes et les implore pour un dernier titre. C’est chose faite, le chanteur annonce une exclusivité qui va ravir les oreilles du public, When I See You, un titre à la même dynamique qui nous fait bien danser  ! Les instrumentistes descendent par la suite de scène sous les acclamations d’un public satisfait qui n’hésite pas à donner quelques tapes sur les épaules des musiciens. Au final, c’est un concert efficace et simple, sans prise de risques, mais qui reste un moment très sympathique. Les instrumentistes le sont également et Jackson Philips, ce grand timide et attachant, nous donne envie de lui faire des câlins. Il nous a offert une bonne pop made in California qui plait toujours autant. Thanks for the ride Day Wave

Setlist

Something Here
Gone
Untitled
Come Home Now
Bring You Down
Ceremony
On Your Side
Wasting Time
Total Zombie – dbg interlude
Deadbeat Girl
Ordinary – drums interlude
You
You Who You Are 
We Try But We Don’t Fit In
Drag

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When I See You (titre exclusif)

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